Le projet de grande intercommunalité, regroupant les 49 communes du pays du Grésivaudan est lancé. Nous nous étions prononcé en faveur de ce regroupement lors de la campagne électorale des municipales : en élargissant le périmètre de la COSI au pays du Grésivaudan tout entier. Cela permettra de définir des politiques plus cohérentes et plus efficaces dans de nombreux domaines : les déplacements (vélo, transport en commun,...), le traitement des déchets, les équipements intercommunaux... Ce regroupement permettra également de faire jouer la solidarité intercommunale sur une échelle plus large.
C'est sur ces points de politique intercommunale et de solidarité que nous souhaitons apporté notre éclairage. Pour nous, la politique intercommunale doit être résolument orientée vers le développement durable c'est à dire favoriser la solidarité entre les personnes, préserver l'environnement et la santé de tous, ainsi que la citoyenneté en associant chacun aux choix majeurs.
On pourrait appliquer ces principes à un premier exemple concret : la gestion des déchets. Actuellement les principes de gestion et de financement des déchets sont différents sur le territoire du Grésivaudan : au travers soit d'une redevance, soit de la taxe d'habitation.
Un véritable projet pour le développement durable serait de proposer un financement harmonisé par une redevance déchets incitative (c'est à dire de payer en fonction de la quantité de déchets réellement produite par chacun). En effet, partout où ce mode de financement a été mis en place, il permis de réduire de manière importante la quantité de déchets. Ce principe a d'ailleurs été adopté dans la loi sur le Grenelle de l'environnement. Ce projet devra utiliser des modes de concertation et de participation des citoyens permettant à chacun de comprendre les enjeux d'une meilleure gestion des déchets (quantité et nature des déchets, tri, incinération, décharge, impact sur la santé ... ), et de définir avec les habitants le système de collecte, de retraitement des déchets et les modes de financement associés (de nombreuses options sont possibles). Il faudra prendre en compte, bien sur, la nécessaire solidarité avec les ménages les plus en difficulté.
C'est l'association des ces trois éléments : écologie, participation citoyenne et solidarité qui fera le succès d'un tel projet. Ce serait un bon exemple d'action en conformité avec la politique d'agenda 21.
Pour le financement de l'intercommunalité, le principe de solidarité doit prévaloir : Crolles par sa taxe professionnelle importante, due principalement à ST Microelectronics, doit faire preuve d'un effort exemplaire de solidarité envers toutes les communes du pays du Grésivaudan. Crolles aujourd'hui est la ville la mieux équipée (4 gymnases, centre nautique, court de tennis, espace culturel Paul Jargot, Crèches ...) avec des impôts locaux très bas et un faible endettement. Il faut dans le cadre de l'intercommunalité transférer une partie de ces ressources vers les autres communes du pays, moins favorisées et moins équipées. Cela signifie accepter que le budget disponible pour les investissements à Crolles diminue au profit d'investissements réalisés par l'intercommunalité dans les autres communes du Grésivaudan. Pour ce faire, il faudrait aller au délà des propositions financières qui ont été présentées jusqu'ici en réduisant la dotation de compensation qui sera reçue par Crolles de la nouvelle intercommunalité. Ce qui n'empéchera pas Crolles de rester une ville où il fait bon vivre !
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